« L'année 2012 sera celle des propositions en faveur de la classe moyenne »

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14.09.2011

(lematin) -Après la relance du logement social, l'accent sera mis sur la dynamisation de l'habitat dédié à la classe moyenne pour 2012. La FNPI s'attelle à concocter des mesures qu'elle proposera pour la nouvelle loi de finances qui est en cours de préparation. Quant au haut standing et le luxe, ils ont besoin d'une action promotionnelle agressive de la part des opérateurs. Détails...

Le Matin : Comment se porte le secteur actuellement ?

Youssef IBEN MANSOUR : 60% de la demande nationale en logement concerne le logement social, c'est dire l'importance et la place de ce segment pour le secteur. Au vu du déficit qui est actuellement de 800.000 unités pour le social, et des besoins en logements sans cesse grandissants qui viendront s'y ajouter, nous estimons que les professionnels de la promotion immobilière ont encore beaucoup à faire pour remédier à ce manque, ce qui augure d'un développement accéléré de l'activité dans ce segment jusqu'à 2020. Les autres segments connaissent quelques difficultés de vente. Les opérateurs concernés par ce marché sont en train de s'organiser pour s'adapter à cette nouvelle conjoncture économique. Le marché demeurant dominé, d'une manière générale, par la règle mécanique de l'offre et de la demande.

Pendant l'été il n'y a pas eu le rush attendu, les résultats obtenus, en dehors du logement social, étaient moins bons. Quelles sont las actions à mettre en place pour relancer le marché du moyen standing et du luxe?

Il est vrai que l'été 2011 n'a pas connu la même affluence de la part des MRE que lors des années précédentes. Ceci s'explique principalement par les effets de la crise économique européenne qui a touché depuis ces dernières années nos compatriotes résidant à l'étranger. L'avènement du mois du Ramadan en cette période estivale n'a pas été favorable aux investissements immobiliers. Par ailleurs, si la FNPI a fait du logement social son cheval de bataille pour l'exercice 2010 et 2011, l'année 2012 sera celle des propositions en faveur de la classe moyenne. Ces mesures sur lesquelles nous travaillons et qui sont d'ordre financier et fiscal, accompagnées de mesures urbanistiques et administratives, si elles sont retenues pour la nouvelle loi de finances, seront à même de rebooster les segments du moyen standing, sachant que ce segment concerne principalement la classe moyenne et des produits immobiliers dont le prix de vente varie généralement entre 600 000 DH et 1 MDH. 
Quant aux segments du haut standing et du luxe, ils ont besoin d'une action promotionnelle agressive de la part des opérateurs. Certes, la clientèle étrangère qui servait d'appoint pour ce segment ne se manifeste plus comme auparavant et certains projets dimensionnés dans cette perspective continuent de souffrir d'une mévente nuancée selon les régions.

Peut-on s'attendre à une baisse des prix prochainement, vu le volume des appartements invendus ?

Le stock d'invendus ne concerne pas toutes les villes du Royaume et il ne faut pas oublier que le secteur de l'immobilier suit le développement économique et social d'un pays. En ce sens que le progrès dans ces domaines entraîne généralement une valorisation du foncier et donc une augmentation des prix conséquente. Ceci dit, le prix de sortie du logement social étant préalablement fixé, les produits immobiliers des autres segments obéiront aux impératifs du marché.

Quel est l'état d'avancement de la construction des logements sociaux ? Où en sont les réalisations?

Les éléments dont nous disposons de la part du MHUAE, présentés courant juillet 2011, se présentent comme suit : 736037 unités de logements conventionnées, 139 498 logements autorisés et 92 100 logements déjà mis en chantier. Il y a donc une véritable relance du logement social. Les efforts consentis par le MHUAE et les autres départements ont contribué réellement à la relance du logement social au Maroc.

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